FCPE Nationale - septembre 2011

Paris le 16 septembre 2011

La FCPE réclame d'autres choix pour l'Education !

     CESE, OCDE, HCE : trois rapports ou avis viennent d’être publiés ces jours derniers qui condamnent unanimement la politique du gouvernement en matière d’éducation.

     L’accentuation des inégalités entre élèves, la désectorisation, les inégalités sociales dans l'accès à l'éducation, l’abandon de la politique de l’éducation prioritaire, le démantèlement de la formation des enseignants, la baisse du taux de scolarisation des élèves entre 15 et 19 ans, le désinvestissement financier de l’Etat dans l'éducation… sont pointés dans chacune des publications comme autant de points négatifs de la politique éducative menée en France.

     La FCPE le répète encore et toujours : il est urgent de mettre fin aux inégalités et de garantir la réussite de tous les élèves. Ceci ne pourra pas se faire si le seul objectif reste de diminuer toujours plus les investissements dans l’Ecole publique. Si l'on veut atteindre les objectifs officiels de 85 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat, 50 % de diplômés de l'enseignement supérieur et aucune sortie du système éducatif sans qualification, cela ne sera pas possible sans réinvestir dans l'éducation. Il faut revenir à une dépense publique équivalant à 7,5 % du PIB français (aujourd’hui, elle se situe entre 6 et 6,5%).

     La FCPE appelle les parents à manifester le 27 septembre pour d’autres choix pour l’Education !

Jean-Jacques HAZAN
FCPE Nationale

Paris le 14 septembre 2011

Remplacements : Un délai de carence peut en cacher un autre !

C’est avec consternation que les parents d’élèves du Tarn ont appris cette semaine que leur inspecteur d’académie met dorénavant en place un délai de carence de 48 heures avant de procéder au remplacement des enseignants dans le 1er degré.

L’inspection académique du Tarn est la première à avouer qu’elle n’assurera pas les remplacements : une des conséquences de la suppression de 6000 postes de remplaçants dans le 1er degré à cette rentrée, ce qui ne permet pas de scolariser les élèves dès qu’un enseignant est absent !

La FCPE demande au ministre de l’Education nationale de revenir sur la décision de l’Inspecteur d’académie du Tarn et de garantir, sur l’ensemble du territoire, le remplacement des enseignants, dès le premier jour d’absence, par des enseignants formés.

La FCPE est d’autant plus étonnée que le ministre de l’Education nationale a lui-même annoncé l’an passé la suppression du délai de carence imposé dans le second degré pour « rendre le système plus réactif ».
Les conséquences de cette décision sont prévisibles pour les enfants et leurs parents. Les élèves ne pouvant pas bénéficier de remplaçant seront tout simplement renvoyés chez eux car les autres classes sont déjà surchargées.

L’inspecteur d’académie institutionnalise ici l’ « école buissonnière » alors même que le gouvernement choisit de suspendre les allocations familiales des élèves absentéistes !

Jean-Jacques HAZAN
FCPE Nationale


Paris le 12 septembre 2011

Cantine scolaire : stop aux décisions illégales !

Depuis la rentrée la FCPE est encore interpellée par des parents d’élèves qui ne peuvent pas inscrire leurs enfants  au restaurant scolaire, au motif qu’ils ne peuvent justifier d’un emploi salarié ou ne peuvent produire des documents justificatifs, tels qu’attestations d’employeurs, de Pôle emploi ou de feuilles de paye…

Il n’est plus tolérable que des municipalités continuent d’importuner parents et enfants alors que l’égalité de tous devant les services publics est un droit comme le rappellent tous les jugements des tribunaux administratifs et le conseil d'Etat ! La restauration scolaire doit être accessible à tout enfant dont les parents en font la demande.

Après avoir écrit aux ministres de l’Intérieur pour les écoles primaires et de l’Education nationale pour le secondaire afin qu’ils demandent aux préfets et aux inspecteurs d'académie d’exercer leur contrôle de légalité sur les décisions et les règlements intérieurs, la FCPE encourage les parents d’élèves à refuser ces situations abusives et à contacter ses conseils départementaux pour qu'ils les accompagnent dans leurs démarches.

La FCPE appelle  les parlementaires à déposer une proposition de loi pour  garantir dans la loi ce droit reconnu par les tribunaux.

Jean-Jacques HAZAN
FCPE Nationale

Paris le 9 septembre 2011

Un pas de plus vers la gratuité de l'Ecole !

La Cour administrative d’appel de Bordeaux vient de confirmer que l'achat des cahiers de travaux pratiques de langue vivante doit être à la charge des établissements et non à la charge des familles, ces cahiers étant considérés comme indissociables du manuel qu’ils accompagnent.
Le rectorat avait décidé de faire appel d'une décision favorable à un adhérent FCPE du Tarn. La FCPE nationale est donc intervenue en défense de cette décision en première instance.
La FCPE se félicite donc de ce jugement en sa faveur, qui conforte le principe de gratuité de l’Ecole, bien mis à mal par les listes de fournitures toujours plus longues.
Tous les ans, diverses enquêtes démontrent l’augmentation du coût de la rentrée et de la scolarité tout long de l’année. A chaque rentrée, l’achat de fournitures est pourtant exigé des parents, parfois dès la maternelle !
Après cette avancée supplémentaire obtenue par les parents d’élèves, la FCPE ose espérer que le ministère de l’Education nationale prendra acte de cette décision exécutable de suite.
Le ministre doit désormais faire valoir le droit et empêcher que les cahiers d’exercices soient mis à la charge des parents.
La FCPE invite les parents à faire valoir leurs droits et à renforcer ses conseils locaux partout en France.

Jean-Jacques HAZAN
FCPE Nationale

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU COLLECTIF DE DEFENSE DES RASED

Paris le 5 septembre 2011

Rentrée 2011 : à quel prix ?

   Le ministre de l’Education nationale assure que « tout va bien » en cette rentrée 2011. Mais qu’entend-il par là ? Tient-il uniquement compte du fait que 95% des classes ont bien un enseignant devant elles ce lundi 5 septembre ?
   Au prix de la dégradation des conditions de scolarisation des élèves.
  Au prix de l’éviction du système des enfants et des jeunes hors scolarité obligatoire : le taux de scolarisation en maternelle est en baisse et, cette année encore, de très nombreux jeunes sont sans affectation à ce jour.
   Au prix de l’absence de viviers de remplaçants dans de nombreuses disciplines et même en primaire, puisque de nombreux remplaçants sont nommés dans une classe à l’année pour « boucher les trous ».
   Au prix du renoncement à la lutte contre l’échec scolaire, les dispositifs d’aide aux élèves en difficulté, les dédoublements de classes, étant les premières variables d’ajustement.
   Au prix du renoncement à la politique de l’éducation prioritaire et au principe de « donner plus à ceux qui ont moins », les établissements en difficulté se voyant retirer des moyens alors que les établissements favorisés en gagnent.
   Au prix de la hausse des effectifs par classe, rendant toujours plus difficile le travail et les conditions de vie des élèves et des enseignants.
   Et que fait-il des 600 000 enfants qui représentent les 5% restant ?
   Et les 14 000 nouvelles suppressions de postes dans l’Education nationale déjà annoncées pour 2012 par le gouvernement viendront encore noircir le tableau et aggraver la situation.
   Non, monsieur le ministre, ne dites pas aux dizaines de milliers d'enfants qui n’iront pas en maternelle et à leurs parents que « tout va bien ».
   Ne dites pas aux élèves entrant en 1ère technologique et aux redoublants de terminale qui sont sans affectation que la rentrée est « techniquement réussie ».
   Ne dites pas aux élèves qui ne peuvent pas choisir une option « faute de place » - comprenez « faute de prof »- que la rentrée est réussie, ni aux élèves de la voie professionnelle qui ont été orientés dans une filière qu’ils n’ont pas choisie, là encore « faute de place », que tout se passe bien.
   En collège, rien n'a été prévu pour faire face en 6ème à l'afflux des 35 000 élèves supplémentaires nés en 2000, hormis... des centaines de suppressions de postes !
   En lycée, les « ajustements de la rentrée » ne conduisent qu’à l’orientation par défaut. Ce sont les élèves qui paient le prix des conséquences de votre politique de réduction des moyens. 
   C’est pourquoi la FCPE appelle à continuer de signer sa pétition « De l’ambition pour l’Ecole publique ! », à s'adresser aux députés, sénateurs et candidats aux sénatoriales, pour rétablir les postes nécessaires à la réussite de la rentrée et de l'année scolaire, à créer partout des comités de Salut public pour la défense de l’Ecole de la République.
   C’est pourquoi elle s’associe à la mobilisation intersyndicale du 27 septembre dans l’Education nationale et invite ceux qui le peuvent à se joindre aux manifestations organisées ce jour-là.

Jean-Jacques HAZAN
FCPE Nationale

Paris le 2 septembre 2011

Des polémiques pour ne pas parler de la rentrée

     La FCPE s’étonne de deux polémiques surgies à la veille de la rentrée scolaire, qui n’ont à l’évidence d’autre but que de masquer la rentrée et l’année très difficiles qui s’annoncent du fait des 16 000 suppressions de postes. D’un côté, le gouvernement réinstaure les cours de morale en primaire tandis  que des députés membres de la majorité souhaitent imposer à l’Ecole la responsabilité d’une vision rétrograde de la question du genre et de l’éducation à la sexualité.
     Qui peut croire que l’apprentissage d’une maxime moralisatrice tous les matins permettra de lutter contre la violence à l’Ecole, alors qu’il y a de moins en moins d’adultes dans les établissements ? La FCPE aurait préféré que le ministère défende la pédagogie coopérative et revienne sur la désastreuse réforme de la formation des enseignants.
     La FCPE ne saurait accepter non plus la tentative de censure idéologique orchestrée par des députés contre certains manuels scolaires de sciences et vie de la terre. Elle est au contraire une fervente défenseuse de l’éducation à la sexualité et de la lutte contre les discriminations. Evoquer la notion de genre à l’Ecole n’est pas le fruit d’une idéologie ou de théories fumeuses et l’une des missions de l’école est bien d’expliquer que le genre est une construction sociale.
     La FCPE estime indispensable que députés et sénateurs se penchent bien plus souvent sur les questions d’éducation. Elle attend toujours qu’au-delà des discours en circonscription, ils répondent à sa demande de collectif budgétaire pour permettre une rentrée et une année réussies.

Jean-Jacques HAZAN
FCPE Nationale

© 2012 FCPE ARDECHE