FCPE Nationale - juin 2011

 

Paris le 24 juin 2011

Informations : épreuve de mathématiques au BAC S

Aux adhérents :
Suite à la fuite concernant l’épreuve de mathématiques au bac S et à la décision du ministre d’annuler l’exercice concerné, la FCPE nationale a réagi à plusieurs reprises avec les organisations lycéennes, la FIDL et l’UNL, en publiant deux communiqués de presse, le mercredi 22 juin et le vendredi 24 juin et en organisant une conférence de presse le jeudi 23.

La décision prise par le ministre de l’Education nationale d’annuler l’exercice 1 de l’épreuve de mathématiques n’est pas acceptable, car elle ne rétablit pas l’égalité, bien au contraire : elle remet en cause le travail des candidats en leur refusant des points auxquels ils ont droit. En outre, elle favorise toujours les « fraudeurs », puisque ceux-ci auront passé très peu de temps sur l’exercice n°1 et auront ainsi disposé de plus de temps en moyenne que les autres candidats pour les exercices suivants qui restent notés et même augmentés dans leur barème !

La FCPE continue de privilégier une solution alternative à l’annulation pure et simple de l’épreuve, ce qui correspond à la demande des organisations lycéennes et des syndicats enseignants, ainsi que de la majorité des parents de candidats, qui estiment que ceux-ci sont bien trop stressés pour repasser une épreuve dans de bonnes conditions et craignent qu’un décalage dans la proclamation des résultats n’ait des effets sur l’orientation future des candidats

Nous faisons pression depuis mercredi sur le ministre pour obtenir une autre mesure que celle décidée, qui lèse les candidats sans rétablir l’égalité entre eux. Nous demandons avec l’UNL que le ministre décide soit d’attribuer les 4 points de l’exercice à tous les candidats, soit de faire corriger l’épreuve, quitte à donner des consignes pour tenir compte de la fraude.

Vous pouvez de votre côté adresser un message au ministère pour dire votre mécontentement, par téléphone (01 55 55 10 10) ou par mail (info-dgesco@education.gouv.fr), en mettant la FCPE nationale et le médiateur académique en copie.

Jean-Jacques HAZAN
FCPE Nationale

 

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Paris le 21 juin 2011

Il ne faut pas remettre à l'année suivante ce que l'on peut faire cette année !

La FCPE ne saurait se satisfaire de l'annonce faite par le président de la République d'une "sanctuarisation" de l'Ecole primaire quant aux suppressions de postes d'enseignants prévues au budget 2012. Le président assure que le nombre de fermetures ne devra pas excéder celui des ouvertures. La belle affaire ! Que vaut cette annonce pour septembre 2012 alors que personne aujourd'hui ne sait quelle sera la majorité parlementaire ?

C'est pour septembre 2011 que les parents et les élus sont inquiets et se mobilisent sur le terrain !

Le budget actuel alloué à l'Education nationale pour la rentrée 2011 prévoit 3 400 enseignants de primaire de moins en l'absence de baisse du nombre d'élèves, c'est-à-dire des fermetures de classe et d'écoles. Il prévoit 6 000 remplaçants en moins en primaire, c'est-à-dire des dizaines de milliers d'élèves de 3 à 10 ans de plus sans enseignant chaque matin. Il prévoit 4 800 enseignants de collège de moins pour accueillir 40 000 élèves de 6ème supplémentaires.

Ce n'est pas possible !

Le gouvernement devrait se souvenir des conclusions du Conseil d'analyse statégique proposant d'autres choix budgétaires et de celles de la Cour des comptes insistant sur le coût de l'échec si l'on ne se préoccupe pas mieux des élèves en primaire.

La FCPE invite les parents d'élèves à poursuivre la mobilisation dans les écoles, les collèges et les lycées, et à faire signer la pétition pour obtenir des postes pour l'Ecole dans le collectif budgétaire qui vient de réformer l'impôt sur la fortune.

Elle en appelle aux parlementaires pour qu'ils fassent preuve d'écoute, de raison et de responsabilité à la place du gouvernement !

Communiqué de Presse du 21/06/2011 - FCPE Nationale

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Paris le 9 juin 2011

Education Prioritaire : le renoncement du ministère

Le ministre de l'Education nationale a décidé de supprimer les réseaux ambition réussite, point d'appui de la politique de l'éducation prioritaire, dès la prochaine rentrée, au profit du programme ECLAIR. Cette décision a été annoncée dans une brochure diffusée par le ministère lors des journées de l'innovation pédagogique la semaine dernière.

Quand donc se décidera-t-on à faire décider par le Parlement, dans un débat transparent et contradictoire, les mesures qui régissent l'Education nationale ? Ainsi, un ministre de l'Education nationale peut décider, seul et en catimini, de rayer d'un trait de plume le dispositif de l'éducation prioritaire, comme un autre avant lui avait pu décider seul de supprimer deux heures de classe hebdomadaires aux élèves de primaire ?

Cette décision signe le renoncement de l'Etat à faire réussir tous les élèves, quel que soit le territoire où ils vivent et son scolarisés. Car l'objectif annoncé du programme ECLAIR est de lutter contre la violence dans les établissements scolaires, pas de faire réussir tous les élèves ! 

Communiqué de Presse du 9/06/2011 - FCPE Nationale

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Paris le 8 juin 2011

La FCPE dénonce le désengagement de l'Etat
dans la scolarisation des enfants en situation de handicap !

A l'occasion de la conférence nationale du handicap qui se déroule aujourd'hui, la FCPE rappelle que le droit à la scolarisation des enfants en situation de handicap affirmé dans la loi du 11 février 2005 n'est toujours pas effectif pour tous partout et que les moyens appropriés font défaut.

La FCPE réitère donc sa demande d'une politique cohérente et ambitieuse pour les enfants en situation de handicap. Enfants et parents doivent pouvoir enfin envisager la scolarisation avec sérénité.

La loi doit être appliquée. Cela implique :

  • que les enseignants soient formés,
  • que les décisions des maisons départementales des personnes handicapées soient respectées par les Inspections académiques. Il est inadmissible que les parents soient obligés d'aller devant le tribunal administratif pour obtenir l'accompagnement nécessaire à la scolarisation de leur enfant, comme cela s'est passé dans le Finistère.
  • que tous les établissements scolaires, les gymnases, les transports scolaires... soient accessibles effectivement en 2015 !
  • que les parents qui siègent dans les instances des maisons départementales des personnes handicapées puissent réellement remplir leur rôle en disposant de temps ! C'est ce que réclament les délégués de la FCPE présents dans ces instances dans la plupart des départements.

La FCPE réaffirme que l'Ecole de la République a la responsabilité de scolariser tous les enfants !

Communiqué de Presse du 8/06/2011 - FCPE Nationale

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Paris le 1er juin 2011

Rythmes : agir maintenant pour
les enfants et les jeunes !

De probables recommandations de la commission nationale pour les rythmes scolaires ont été dévoilées dans la presse. La FCPE retrouve certaines de ses revendications comme :

  • 9 voire 10 demi-journées de classe par semaine et un maximum de 5 heures de cours par jour dans le premier degré ;
  • une pause méridienne de 90 minutes pour tous les élèves ;
  • une véritable alternance 7 semaines de cours / 2 semaines de vacances tout au long de l'année. C'est pourquoi le FCPE n'est pas favorable au raccourcissement des vacances de printemps en échange du pont de l'Ascension.

La FCPE espère que le rapport final de la commission intégrera une réflexion sur le temps de travail total des élèves, incluant le travail personnel.

Pour augmenter le nombre de jours de classe et répartir les heures de cours afin d'alléger les journées de l'enfant et de l'adolescent, le raccourcissement des vacances d'été semble inéluctable.

Concernant le zonage des vacances scolaires, la FCPE rappelle qu'il n'apporte rien aux élèves et qu'il a plutôt été créé pour des considérations liées à l'industrie touristique. Pour la FCPE, son maintien éventuel ne peut en aucun cas remettre en cause l'alternance 7 / 2 dont la nécessité est reconnue par tous.

Cette question des vacances d'été renvoie à celle de la récupération du mois de juin pour tous les collégiens et lycéens non concernés par les épreuves des examens de fin d'année, ceux qui, actuellement, quittent leurs établissements dès le début juin, perdant ainsi de très nombreuses heures d'enseignements obligatoires.

La question du rythme de vie et d'apprentissage de l'enfant et de l'adolescent doit enfin et maintenant trouver des solutions qui leur permettent de vivre sereinement, sans fatigue inutile. Les améliorations des conditions de travail des élèves auront un impact sur le climat scolaire et sur les apprentissages, en diminuant les tensions dans les classes.

Rien ne justifie que l'année 2011-2012 ne voit aucun changement dans l'organisation des rythmes scolaires. Rien ne justifie que le ministre de l'Education nationale ne tienne toujours pas compte des demandes que porte la FCPE depuis des années avec les chercheurs, les médecins et les pédagogues.

Communiqué de Presse du 1/06/2011 - FCPE Nationale

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